Mettre en forme ses annexes

Margaret Hamilton - restoration
Margaret Hamilton se tenant auprès du code du logiciel de navigation qu’elle et son équipe ont produit pour le programme Apollo, 1 janvier 1969. Source : Wikimedia commons.

Il est plus efficace de mettre en forme ses annexes au fur et à mesure du mémoire, et de procéder à une relecture attentive à la fin.

On sous-estime souvent le temps que l’on va y passer, ce qui peut amener soit un travail très intense à fournir à la fin du mémoire, alors qu’on est fatigué, soit un rallongement imprévu du délai. Ceci suppose de classer et décrire ses documents au fur et à mesure de leur collecte.

Mise en forme itérative de la bibliographie

L’utilisation du logiciel Zotero permet à la fois d’effectuer sa recherche bibliographique, de conserver ses fiches de lecture, et de sortir des listes de bibliographie mises en forme à différentes étapes du travail. Ainsi, l’annexe finale ne sera que le résultat de se processus et ne prendra pas de temps spécifique.

Si l’on utilise un logiciel de traitement de texte (Word ou Libre Office) qui supporte le plugin Zotero, cette approche permet aussi d’intégrer la bibliographie dans les notes de bas de page au fil de la rédaction.

Mise en forme progressive des corpus de sources

La méthode de mise en forme des sources dépend beaucoup du type de source et de la méthode que l’on utilise pour les récolter. Pour ceux qui utilisent essentiellement des archives, il est conseillé de les organiser le plus tôt possible.

Pour ceux qui n’utilisent que des entretiens, ce n’est pas la liste de sources qui prendra du temps, mais la retranscription de ces entretiens ou de leurs extraits. La plupart des chercheurs en sciences humaines s’organisent des temps importants de retranscription entre les entretiens pour éviter d’avoir à tout faire d’un coup. L’enjeu est aussi de se souvenir du contexte de l’entretien au moment où on le retranscrit. La retranscription fait aussi partie du processus d’analyse.

Pour ceux qui utilisent des sources géographiques, ou des relevés architecturaux, les annexes devront comporter des cartes ou plans détaillés, à la manière d’un atlas. Là aussi, il est fortement conseillé de les produire au fur et à mesure de l’analyse, ne serait-ce que parce qu’ils soutiennent et alimentent cette analyse.


Les annexes : conventions

Les formes des annexes sont régies par des conventions. Si celles-ci diffèrent un peu d’une discipline à l’autre, on peut identifier au moins six types généraux :

  • bibliographie : celle-ci résume l’ensemble des écrits de recherche auxquelles il est fait référence dans le mémoire et peut être classée de différentes manières (par thème, par type de support, etc.) selon les situations ;
  • liste de sources : celle-ci liste l’ensemble des sources mobilisées dans le mémoire et peut, son classement est là-aussi nécessaire (par thème, par type de source, par fond, etc.);
  • table des illustrations : celle-ci résume l’ensemble des figures présentées dans le mémoire avec les pages ;
  • table des matières : elle comporte un plan détaillé du mémoire avec les pages, elle se place en fin de mémoire, elle n’est pas nécessaire si le mémoire présente un sommaire (moins détaillé) qui doit alors se situer au début du mémoire ;
  • annexes graphiques : elles compilent l’ensemble des analyses graphiques convoquées dans le mémoire ;
  • listes ou tableaux de synthèse : cette typologie recouvre par exemple des chronologies, des tableaux d’analyse divers.

Styles des annexes : conventions

Selon les disciplines et les laboratoires, les conventions pour la présentation de la bibliographie ou des sources diffèrent un peu.

Styles des références bibliographiques

Cependant, pour la bibliographie, il est d’usage de toujours indiquer a minima :

  • le nom de l’auteur ;
  • le titre de la publication avec éventuellement son numéro (si c’est une revue) ;
  • l’éditeur ;
  • la date de la publication citée ;
  • le nombre de pages dans la publication.

Il y a ensuite de nombreuses subtilités, selon les formats de documents. Un exemple de format bibliographique ci-joint :

Liste des sources

Concernant la liste des sources, il est d’usage d’indiquer a minima :

  • le nom de l’auteur du document s’il est connu ;
  • le titre du document ;
  • la date de publication ou de diffusion ;
  • le type de document ;
  • et, le cas échéant, le service dans lequel la source est archivée, avec sa cote.

Un exemple de format pour les sources ci-joint :

Outils pour les styles

Ci-dessous : 3 Styles « Archicherche » de type « note » pour Zotero, réalisés à partir du style « Le Tapuscrit, note » de l’EHESS.

Les modifications comprennent :

  • la prise en compte de types de documents plus variés (fichiers audio, vidéos, manuscrits, rapports de recherche, cartes, etc.) adaptés à l’utilisation d’un plus grand nombre de médias au cours de la recherche en architecture.
  • trois versions pour faciliter des usages différents :
    • « Archicherche-biblio » pour une bibliographie dans l’ordre alphabétique ;
    • « Archicherche-biblio-types-docs » pour une bibliographie classée d’abord par type de documents et ensuite par ordre alphabétique ;
    • « Archicherche-biblio-sources-fonds » pour une bibliographie classée par services d’archives puis par fonds, comme le veut l’usage en histoire.

Ces styles .csl sont à importer dans Zotero pour pouvoir y être utilisés.